FROM SANTORINI WITH LOVE #1


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Quelques argentiques de mes premiers jours sur la merveilleuse île de Santorini en Grèce.
Le récit de mon voyage se trouve ici.
 La suite des photos très bientôt...
Enjoy !
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LE RECIT D'UNE BELLE AVENTURE


Dur est le labeur qui lessive votre corps, vos membres dépourvus de toute force. 
Labeur qui attaque votre moral et vous enlève votre bonne humeur. 
Le teint blafard, la mine déconfite. Tellement à bout que ce corps meurtri vous lâche quelques jours avant la libération.

Belle est la lueur qui vous permet de tenir encore un tout petit peu, ce tout petit peu qui vous rapproche de la lumière. Lumière qu'on appelle évasion.

Partir. S'échapper. Se Ressourcer. Se recharger. Se retrouver. Revivre.
Ce voyage tant attendu. Cette destination qui vous fait rêver depuis de nombreuses années.
Calme et Sérénité.

L'air est humide. La ville veille. Impossible de trouver le sommeil. Nos mains se cherchent. 
Les draps sont trop lourds. Ma toux me fatigue. Nos yeux fermés pour un peu de quiétude avant l'excitation du départ. 
Le clairon nous délivre de notre silence, un peu trop à l'aube.
Tout s'active. Des bagages remplis de merveilles prêtes pour le soleil. Une musique entraînante pour un réveil joyeux. Un petit pas de danse et nous voilà parti vers l'inconnu.

Un service digne d'une limousine pour l'aéroport. Un hall de départ où des visages fatigués s'illuminent de bonheur à l'idée du voyage.
On se regarde, on se sourit.

Décollage sous un ciel triste et noir qui laisse place aux rayons du soleil, astre qui se lève devant nos yeux. Au dessus d'un ciel de coton, nos âmes vagabondes s'évadent vers le sud pour y trouver le réconfort qu'un été pluvieux ne nous a pas encore donné.
L'avion semble flotter au dessus des Alpes et l'excitation monte. Les Cyclades s'offrent à notre regard. Nos yeux s'émerveillent. Des rires s'échappent. Les vacances peuvent commencer.

Le plaisir de retirer ses habits de laine dans un avion climatisé pour être fouetté par la chaleur qui monte sur le tarmac. 
Cette sensation d'ivresse offerte par l'air ambiant. 
Le vent qui nous décoiffe, le soleil qui réchauffe nos peaux nues. 
Le cœur léger. Le sourire aux lèvres.

Sous le charme devant tant de beauté. Le ciel bleu azur. 
Les petites routes sinueuses à travers des petits villages aux maisons blanches comme la neige. 
L'accueil à la Caldera Romantica, lieu de villégiature pour ces prochains jours. 
La vue depuis notre chambre avec son petit balcon donnant sur la Caldera. 
Les volets bleus. Le carrelage de la salle de bain si bleu. Du bleu, encore du bleu. 
Comment ne pas être séduite par ma couleur préférée.

Le repos bien mérité au bord de la piscine. 
Ce sentiment de plénitude aux premières brasses dans l'eau salée. 
L'odeur de la crème solaire. 
Ce bien-être qui parcourt mon corps. 
Mes muscles qui tout doucement se relâchent. Ces tensions qui me quittent.

Avoir emporté deux romans, quelques 1200 pages qui occuperont mon imagination. 
Le plaisir de la lecture, ce passe-temps nécessaire à ma santé mentale. 

Le déjeuner sur une terrasse paisible, vue sur les falaises. 
Une salade grecque revisitée. Des saveurs retrouvées. Le vrai goût des aliments. 
Lorsque mes lèvres goûtent le doux nectar de ce verre de vin tant mérité, le temps s'arrête. 
Le regard perdu devant ces paysages fabuleux et l'envie de partir à la découverte de cette île qui m'a très certainement déjà envoûtée.

Faire la sieste, sous une ombrelle ou dans des draps légers avec le bruit du vent qui fait claquer les volets.
Partir explorer. 
Découvrir Fira. Ses petites ruelles. Ses maisons accrochées à la colline. Cette vue indescriptible. 
Nos pas rythmés par une foule de fin d'été. 
Être accueilli à bras ouvert par les locaux et déguster une cuisine divine. 
Des beignets de tomates qui m'ont séduite tout au long du séjour. Aubergines blanches, tzatziki, fava, grillades, poissons grillés, tomates cerises, feta au four, gravera et tant d'autres délicieux mets pour ravir nos palais.
Le feu d'artifice qui, au loin, dans la nuit noire, présage les festivités. Avec nos yeux d'enfants, ce spectacle nous ravit. L'air est doux. Tant de légèreté pour une première journée.
Et un sommeil bien mérité.

Le réveil en douceur. Le ciel bleu bleu bleu. Nos yeux à peine ouverts. 
Les Kalimera à travers les terrasses. Un maillot de bain, un paréo et une serviette sous le bras pour aller déguster un fabuleux petit déjeuner avant de se poser, au calme, au bord de la piscine. 
Un grand jus d'orange frais, la douceur d'un yahourt au miel, quelques biscuits secs. 
Le soleil qui tape déjà tellement fort. Le plaisir des petits déjeuners d'été au soleil.

Quelques millilitres d'huile solaire. Quatre fois sur le dos, trois fois sur le ventre. Les pieds dans l'eau, un roman entre les mains. Lunettes de soleil sur le nez. Cheveux huilés.

Déjeuner au bord de la mer. Sous une petite paillote. Le bruit des vagues. Les gros galets sur la plage.
Des produits toujours plus délicieux les uns que les autres.
La gentillesse des propriétaires des lieux.
On reprend la route pour découvrir les plages des alentours.
Chaque jour, à son rythme.
Une soirée sous une lumière tamisée. Le vent qui claque.
Une nuit d'un repos salvateur. Des rêves enchanteurs.

Et tout recommence jour après jour, de découvertes en découvertes, à travers les petits sentiers battus.
Quelques baisers volés. Des éclats de rires. 
Des centaines de toits bleu. Des églises orthodoxes.
Le braiment des ânes. 
Les petits marchés au bord de la route. Le plaisir des nectarines sucrées.
Le chant du coq en fin de journée. 
Le footing au coucher du soleil et cette vue, mais cette vue. Comme courir au Paradis.
Ces paysages venus d'ailleurs. La pierre volcanique. 
Sept couchers de soleil à sept endroits différents. 
Fira. Sur la terrasse de notre chambre. En courant jusqu'au phare à l’extrémité de l'île. Oia. Au Franco's cafe à Pyrgos, un mojito à la main. Depuis la piscine. Sur la route D'Imerovigli. 
La danse des Catamarans dans le petit port, vu depuis To Psaraki. 
Les petites criques.
Le sable noir.
Le flot des touristes à Oia.
Le calme et la beauté d'Imerovigli.
Les nuages jaunes, roses, oranges et rouges au déclin de la journée.
Les cheveux mouillés, matin, midi et soir. 
L'orage en pleine nuit, d'une vingtaine de minutes, avec sa pluie d'éclairs. 
Les portes colorées. 
Les minimarket perdus au milieu des petits villages abandonnés où rien n'a bougé depuis des dizaines d'années. 
Les bombes dans la piscine. 
Les grand-mères habillées de noir sur les petits bancs. 
Basilico accroché à la rampe de la piscine. 
Les espadrilles. 
Nos peaux dorées. 
Du sel dans la mer. Du sel dans la piscine. Du sel dans l'eau courante.
Nos corps proches. Nos corps éloignés.
Cette chaleur.
Des déjeuners de deux heures à déguster des produits frais à Metaxi Mas.
Le flottement dans l'air.
Prendre le temps.
Ralentir le rythme.

P R O F I T E R

À Santorini...