Me, myself and I

EDIT 25112011: BIG BIG PAUSE!!! SEE YOU SOON ;)
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Cold sunset in Geneva

Salut les Kroupouks!
J'ai bravé le froid vendredi soir pour admirer le coucher de soleil sur les berges du lac, les couleurs étaient splendides. Du bleu roi au mauve, du rose à l'orange, ce fut un très beau spectacle et mes mains n'ont pas survécu aux températures glaciales de cette fin de journée. J'attends avec impatience de faire développer les négatifs de mon reflex argentique qui risquent de révéler des photos encore plus impressionnantes en terme de dégradés de couleurs. Passez un très bon dimanche!
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La toute première

On a toutes et tous des premières fois qui nous définissent, nous marquent, nous changent.
Ces premiers moments qui restent gravés dans nos mémoires comme une pierre éternelle. Je peux me définir comme une personne assez mélancolique mais qui n'a aucune difficulté à vivre le présent. Cependant, avec les années, je deviens de plus en plus sensible. De nombreux souvenirs peuvent faire remonter à la surface des émotions qui jusque là étaient profondément enfouies. Pas plus tard qu'hier, je cherchais des notes que j'avais écrites il y a quelques temps, un peu comme des états d'âme qui permettent de se soulager d'un poids en les écrivant. Pas du tout un journal intime, juste des idées, des mots par ci par là. Je suis en pleine recherche d'inspirations ces temps-ci, j'écris beaucoup, j'ébauche un roman, ce n'est plus vraiment un secret, mais ce qu'il contient le reste pour le moment. En retrouvant un de mes premiers textes écrit à Genève, j'en ai eu la larme à l'oeil. C'est émouvant de retrouver de vieux textes même si ce dernier n'était pas le premier de tous. Tout ça pour dire que j'écris, mais pas trop ici! Pas beaucoup de photos à mon actifs ces derniers temps, je me réserve pour l'Inde. Donc je vous publie la toute première. Cette toute première photo que j'ai prise le 29 décembre 2010 en maniant pour la première fois mon nouveau Réflex.  En soi, elle est nulle, il faut se le dire, je ne sais même pas pourquoi je l'ai gardée. J'étais confortablement installée sur mon lit à consulter la notice, à découvrir les nombreuses possibilités de mon nouveau jouet, et j'ai pris mon étagère en photo. Passionnant! Bref, ce post n'a aucun sens, et pourtant, il en a beaucoup plus que ce qu'il en parait. Les premières fois en ont toujours!

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Le Vrac! du dimanche #2

La gourmandise, le narcissisme, l'estime de soi, la lecture, la mode, le goût des choses, l'amour de l'objet, l'art en ce dimanche de novembre. Ne vous perdez pas dans la grisaille!
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Freaky Friday

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De la couleur et du vrac dès dimanche! Bon week-end

La délicatesse

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"Il aimait la voir marcher dans les couloirs avec des tailleurs à tomber sur la moquette. L'idée de son image fantasmée entrait en collision avec son image réelle. Comme tout le monde, il savait ce qu'elle avait vécu. Pourtant, il n'avait toujours pas vu d'elle ce qu'elle montrait: un femme rassurante et pleine d'assurance. En la découvrant subitement dans un autre cadre où elle avait moins à paraître, il eut le sentiment d'accéder à sa fragilité. D'une manière infime c'est vrai, mais, par éclairs, elle baissait la garde. Plus elle se détendait, plus sa vraie nature transparaissait. Ses faiblesses, celles de sa douleur, apparaissaient paradoxalement avec ses sourires."

"Elle était nue maintenant, collée contre lui. Son émotion était si forte que ses mouvements ralentirent. Une lenteur qui prenait presque la forme d'un recul. Il se laissait grignoter par l'immense appréhension, devenait brouillon. Elle aima ces instants où il était maladroit, où il hésitait. Elle comprenait qu'elle avait voulu cela plus que tout, retrouver les hommes par un homme qui ne soit pas forcément un habitué des femmes. Qu'ils redécouvrent ensemble le mode d'emploi de la tendresse. Il y avait quelque chose de très reposant dans l'idée d'être avec lui. C'était peut-être orgueilleux ou superficiel, mais il lui semblait que cet homme serait toujours heureux d'être avec elle. Elle avait le sentiment que leur couple serait d'une stabilité extrême. Que rien ne pourrait arriver. Que leur équation physique était un antidote à la mort. Tout ça, elle le pensait par bribes, sans être bien certaine. Elle savait juste que c'était le moment, et que dans ces situations, c'est toujours le corps qui décide. Il était sur elle maintenant.  Elle s'agrippait. 
Des larmes coulèrent sur le long de ses tempes. Il embrassa ses larmes.
Et de ses baisers naquirent d'autres larmes aussi, les siennes cette fois-ci."

Extraits du roman La délicatesse de David Foenkinos