#9 À LIVRE OUVERT


31 décembre 2015.
On se prépare pour les douze coups de minuit.
Je suis allongée au bord de la piscine. Dans mes pensées.
Je regarde les étoiles. Ou plutôt les galaxies.
S
i vives et brillantes.
Dans ce ciel noir.
Illuminé de feux d’artifices étincelants.  

Je repense à l’année écoulée.
À 2015.
Résumée en 5 mots.
Challenge.
Balance.
Rebirth.
Focus.
Travel.
Et mesure ma chance d’être là.
Entourée de si belles âmes.
De coeurs profonds.
Et de grands bras.

Les pieds au contact de l’eau.
La peau presque nue.
Si peu vêtue.
En fil indienne.
Le long du bord.
Prêt pour le grand saut.

On crie vers le ciel ce qu’on décide de laisser derrière soi.
En 2015.
Ce qu’on se souhaite.
En 2016.
De l’inspiration.
De l’aventure.
De l’amour.
De la créativité.
Et bien d’autres beaux mots qui font rêver.

Cheerful to unexpected moments.
Une invitation en dernière seconde.
Spontanée.
Douce et veloutée.

5.4.3.2.1.
C’est le grand saut.
On se jette à l’eau.
De grosses bombes qui font splash.
Happy New You.
Happy New Year.
C’est selon. 

Tous les possibles.
Tout à recommencer.
À créer.
À imaginer.

Se créer.
Se rêver.

On se prend dans les bras.
Le tout premier hug de l’année.
Le tout premier dans une piscine. 

Se souhaiter le meilleur.
S’embrasser.
S’enlacer.
Se raconter des secrets au creux de l’oreille.
Et jeter notre regard vers le ciel.
L’Univers.

Saisir en plein vol les étoiles filantes.
Faire un vœu.
Et puis deux.
Et de trois.
Toujours le même.

Et perdre mon regard dans les astres comme j’aimerais me perdre dans le sien.
En pleine communion avec la nature.
En pleine communion avec ceux qui m’entourent.
Mes alliés de la soirée.

Et sourire.
Sourire.
Sourire.

2016.
Tous les possibles.
Elle et moi étions faits pour nous entendre.
Commencer l’année comme on voudrait qu’elle soit les prochains 365 jours.
Faits de temps pour soi.
D’un rythme léger.
D’amour.
De danse.
À un concert de Michael Franti.
Une énergie folle.
Des mots bienveillants.
Mettre sa main sur son cœur.
Saisir l’instant. 

Je me découvre un nouveau don.
Je me découvre.
Me redécouvre.
Mise à nue.

J’inspire à révéler les potentiels.
Crée de l’espace pour l’épanouissement.
Assume ma qualité de projecteur.
De miroir.
De guide.

Mon corps est en lambeaux.
Il s’effrite en mille morceaux.
Bébé septicémie.
C’est un bien grand mot.
Les uns me prennent pour une folle de ne pas consulter ni de me violenter à coups de drogues scientifiques. Les autres me supplient de prendre soin de moi.
Je ne crois plus en la médecine.
Celle qui ne fait que rentrer le champignon à l’intérieur, sans même comprendre pourquoi il a commencé à pousser.
Pour la première fois, j’essaie d’écouter et de comprendre les besoins de ma chair.
Le mal doit sortir.
Je ne peux plus le contenir.

Elle me regarde avec ses yeux noirs et sa bouche pincée et me chuchote ses mots
Your body and your mind are disconnected since more than 8 years.
Je pleure toutes les larmes de mon être.
Prend conscience du poids de ses mots.
Du poids de mon corps.
Et de ces flammes intérieures qui le consument à petit feu.
Il se désintoxique.
Crache le venin.
Accumulé tout au long de ces années.
Celles où je ne m’étais ni autorisée à être fatiguée.
Ni faible.
Ni malade.
Celles où j’étais apprivoisée.
Celles où je courais après l’inconnu.
Sans me préoccuper de mon bien-être.
Ces années où je privilégiais la connexion avec l’autre.
Le masculin.
L’homme.
La moitié.
Au détriment de ma connexion avec moi-même.

Elle fait valser mes croyances.
Me décontenance.
Me tend des plantes.
Dont je ne crois pas forcément en la puissance.
Mais pourquoi pas?
Cela ne me coûte rien d’essayer.

Je me réapprorie un corps que j’ai cessé d’écouter.
Je déconstruis pour reconstruire.
J’apprends à réapprendre.
Je meurs pour renaitre. 

Mon corps est avec lui.
Mon coeur est avec LUI.
Ma tête est ailleurs.
Il me rappelle que moi seule ai le pouvoir de créer ces fameux papillons qui virevoltent dans mon ventre.
Je m’abandonne à mes émotions.
N’écoute que ma passion.
Fait confiance à mon corps.
À mon désir.
Se laisser aller au plaisir.

J’apprends à gérer les frustrations.
Je retiens les leçons apprises lors de ma transformation.
M’autorise la flexibilité.
Suis mon intuition. 

Je ne dis plus stop à mon ADN.
Mon nomadisme.
Ma liberté.
Ma soif de légèreté. 

Je me nourris de l’autre.
De l’ailleurs.
Des grands espaces.
De la nature. 

Je partage mes expériences.
Mon histoire.
Ma vie.
Ma délivrance.

Je ne suis qu’un livre ouvert.
Prenez tout ce qui pourra vous servir.

J’éveille ou réveille leur étincelle.
Fais germer cette petite graine de vie qui est en eux.

Je m’entoure d’inspirations.
Du meilleur.
De créations.
Et de dons de soi.

J’attire l’abondance.
Les joies.
La bonne humeur.
Et le bonheur.

J’aime à en pleurer.
Je donne parfois jusqu’à m’en épuiser.
Quitte à puiser dans mes réserves d’énergies. 

Je m’oublie parfois en chemin.
J’ai du mal à faire les choses à moitié.
Je suis bien trop passionnée.

J’aspire au partage d’une vie avec une âme spirituelle.
Conscient des possibles.
Animé par cette force de vie qui est la mienne.
De son potentiel.
De notre potentiel.

Et qu’elle fut belle cette année. De toute beauté.

Janvier, la transformative, côtoyait les découvertes, les naissances et les renaissances. Février, la sensuelle, laissait place aux liaisons dangereuses. Mars, l’éreintante, tenait mes paupières avec des allumettes, luttait contre le choc du retour à cette toute autre réalité et la routine citadine. Avril, la consécration, faisait briller les yeux des inspirants, jouait les ambassadrices et installait les habitudes nomades. Mai, la gratitude, m’offrait la vie, la route et les amis comme merveilleux cadeaux. Juin, la frivole, préparait un été en transit, installait les ébauches et chantait l’amour. Juillet, la nomade, encourageait le retour aux sources, aux grands espaces et le temps pour soi. Août, la surprenante, stimulait le don de soi et fortifiait les belles rencontres. Tandis que septembre, la créative, faisait voler les belles opportunités, les joies et les départs. Octobre, l’épanouie, encourageait toujours le nomadisme, la prise de paroles et les retrouvailles. Novembre, la sans tabou, réveillait les manques d’affection, les besoins primaires et les vieilles mauvaises habitudes. Et décembre, Ò décembre, la belle décembre,  sentait bon l’amour, le lâcher prise et les bonnes intentions.

2016 se résume donc à tout ceci.
À de la beauté.
De l’amour.
Du don.
Beaucoup d’émotions.
De chaudes larmes.
De passion. 

Et ces cinq mots. 

Revealing.

Wild.

Transformative.

Intense.

Successful.

J’ai mes membres qui tremblent face aux nouvelles opportunités.
J’ai le coeur qui vrille face à l’espoir de l’amour inconditionnel.
J’ai la tête qui tourne face à tant de bonheur.

2017 augure l’extraordinaire.
La vie.
L’amour.
Le succès.
Le voyage.
La passion.
L’échange.
Le partage.
La joie de vivre.
L’inspiration.

Et bien plus encore.

À suivre…

  • 12/05/2016
  • 5
Caroline Weiler
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5 Comments

Sherlene
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